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  • Questions et Réponses sur la Prothèse de hanche

Les rendez vous du mardi soir

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février 2016

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10 ans et un symposium

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preop

Depuis la semaine dernière, la réponse est oui. Est-ce un exploit chirurgical ? Je ne pense pas vraiment. C’est juste l’aboutissement d’une démarche qui a débuté il y a une dizaine d’années.

Explications : la révision d’une prothèse de hanche est souvent très mal vécue par les patients et cela inquiète même souvent les chirurgiens. Ça peut rester une très grosse opération qui dure des heures, qui peut saigner beaucoup, avec comme corollaire, une grande cicatrice, des dégâts musculaires importants, une prothèse très différente, volumineuse, des greffes, un risque d’infection majoré, le risque de luxation qui explose… et un résultat pas toujours très excitant…

Et si on s’y prenait autrement… Pourquoi ne pas essayer de faire dans les révisions de la chirurgie de hanche ce que nous avons fait il y a 15/20 ans dans les hanches primaires. 

Faire des revisions de prothèse de hanche en chirurgie mini-invasive ! 

En fait cela fait bien 10 ou 12 ans que je le fais avec un taux de réussite très satisfaisant et c’est pourquoi j’en parle aujourd’hui. Ça n’est bien sûr pas très facile, mais il est clair que c’est l’avenir de cette chirurgie. 

Voilà donc un certain nombre d’années que je fais des révisions de voie postérieure en changeant de cicatrice et en passant par devant. Autant dire que je suis un grand hérétique puisque normalement c’était l’inverse qui se faisait. Une voie antérieure était révisée par-derrière (voie postérieure) et une voie postérieure était aussi révisée par-derrière. Pourquoi ? Parce que c’était plus facile de faire cela par-derrière. C’était surtout plus facile pour le chirurgien, pas vraiment pour les patients. Repassez 2 fois dans les muscles, ça n’est vraiment pas génial et ça explique que dans les révisions, les boiteries post opératoires et le risque de luxation deviennent inquiétant.

Il y a donc une dizaine d’années j’ai essayé de faire des revisions par devant de patients qui avaient été opérés par derrière. Je faisais déjà la plupart des révisions de mes propres patients à qui j’avais fait des voies antérieures en refaisant une voie antérieure identique donc je savais que l’on pouvait faire beaucoup voir presque tout par devant sans abimer la musculature. 

C’était et ça reste toujours très iconoclaste. Il est clair que les rôles alors s’inversent. Ça n’est plus très facile pour le chirurgien, mais ça le devient pour les patients… En fait avec un peu d’entrainement, ça n’est pas si diabolique, mais il est clair qu’il faut avoir une très bonne expérience de la voie antérieure pour se lancer là-dedans. J’utilise aussi dans la plupart des cas des prothèses standard que l’on utilise pour les hanches vierges en privilégiant les reconstructions osseuses. La technique était connue par voie postérieure, on peut tout à fait l’adapter pour la voie antérieure. La encore travaillant au plus prêt avec le laboratoire Medacta, il m’a été relativement facile de mettre au point tous les instruments pour le faire. 

La chirurgie de région de prothèse est donc possible de manière mini invasive par une voie antérieure dans 90 % des cas (au moins). 

C’est ce qui m’a permis la semaine dernière d’opérer un patient d’un changement de cupule en le faisant entrer le matin et en le laissant repartir le soir. Une heure de voiture le matin, une heure le soir ! 8 heures sur place… C’est probablement une première en France (et peut-être même dans le monde), mais c’est l’évolution logique de cette chirurgie. 

Ce qui me fait le plus plaisir en fait c'est quand le patient m'annonce que sa revision a été beaucoup plus simple et facile que sa première intervention. 

 

Radio post opératoire des 2 hanches d'un patient opéré pour ses 2 reprises par voie antérieure. Il a eu à droite un reconstruction du femur avec des greffons et une tige plus courte que celle qu'il avait eu 10 ans avant. A gauche la tige était bonne, on ne l'a pas changée. Le cotyle a été reconstruit par des greffes et une armature metalique de renfort.  Il avait eu des voies postérieures une dizaine d'année avant des 2 cotés... La radio preopératoire est en haut.

post op revision

 

J'avais publié dans le journal d'orthopédie américain le plus connu cette technique il y a quelques années. C'était le premier papier de ce style a l'époque.

JBJS

bye bye

Cela fait des années que je milite pour l’ambulatoire dans la chirurgie de la hanche. Pendant des années, les règles administratives nous ont totalement freinés et bloqués, mais enfin depuis 2014, nous ne sommes plus obligés de garder les patients 4 jours et ceux qui vont bien peuvent sortir le jour même sans gros problème. Il était temps de faire un retour sur ces 2 dernières années riches en expérience…

 Cette chirurgie ambulatoire c’est pour moi la grande victoire de la voie antérieure, mais aussi pour moi un marqueur de qualité indiscutable.

La chirurgie ambulatoire est donc pour moi la victoire de la voie antérieure, car la seule à être véritablement mini invasive. Elle respecte tous les muscles et tous les nerfs moteurs. Depuis 3 ou 4 ans, j’ai essayé d’améliorer encore la manière dont je la pratique et grâce à de petits artifices techniques nous sommes maintenant capables de conserver aussi toute la capsule articulaire. Je vous explique pourquoi c’est très intéressant pour la fonction de la hanche et pourquoi cela intéresse la chirurgie ambulatoire.

 La capsule articulaire est une structure anatomique qui naturellement enveloppe la hanche et maintient le liquide synovial dans l’articulation favorisant ainsi la stabilité de l’articulation et son fonctionnement optimal. Pendant longtemps, la capsule a été l’ennemi du chirurgien, car elle limitait la mobilisation durant la mise en place de la prothèse au niveau du fémur et du cotyle. 

La plupart des chirurgiens la sacrifiaient donc ce qui avait comme effet d’augmenter le risque de luxation de manière importante. On l’accusait même d’être à l’origine de l’arthrose. Certains chirurgiens en faisaient donc l’ablation consciencieusement sans arrière-pensée. 

Depuis 2 ans, j’ai essayé de ne plus y toucher. Grâce à ma merveilleuse table orthopédique, on arrive très bien à présenter aussi bien pour le cotyle que pour le fémur les structures osseuses sans avoir besoin de la massacrer. Il a fallu adapter un instrument, mais rien de bien complexe. Comme je l’ai déjà dit, en conservant la capsule on conserve une structure anatomique fondamentale dans la stabilité naturelle de la hanche, mais surtout on diminue de manière statistique le saignement. Moins on va faire de dissection, moins cela saigne, c’est assez logique, car la capsule articulaire est très richement vascularisée. Et bien sûr, c’est très important pour la chirurgie ambulatoire !

Être capable d’opérer un patient le matin et de le laisser rentrer chez lui le soir m’a donc forcé a améliorer encore une chirurgie qui pourtant donnait d’excellents résultats. Ce que je vois maintenant c’est encore plus de patients qui se lèvent l’après-midi sans douleur ou presque, qui marchent très bien et qui vont donc être capables de rentrer chez eux sans soucis.La chirurgie ambulatoire est donc pour nous devenue de facto le standard en chirurgie de la prothèse de hanche. Hélas on ne peut pas la proposer à tout le monde, mais c’est ce vers quoi nous tendons. Si vous habitez à moins d’heure de la clinique, que vous n’avez pas de maladies invalidantes (diabète, problème cardiaque.. etc), que vous ne soyez pas seul à la maison, c’est ce que nous allons vous proposer. L’âge compte, mais cela n’est pas très important au final. Bien sûr, vous n’êtes pas obligé d’accepter. Si nous vous le proposons, c’est que nous savons que c’est possible et que cela ne pose pas de soucis. Nous pensons aussi que c’est mieux pour vous, car en bougeant, en marchant le jour même les complications sont moins présentes. (Phlébite, hématome…)

 

Nous avons maintenant des années d’expérience en la matière et nous savons que c’est le futur (non le présent…)

montagne

Voilà bientôt 15 ans que je permets à mes patients de faire tout ce qu'ils veulent après une prothèse de hanche. Je sais très bien que si on conserve l'intégralité de la musculature, la capsule articulaire, et que l'on restaure une très bonne architecture de l'articulation, on peut sans problème à peu prêt tout refaire.

 

Il y a presque 2 ans, j'ai reçu un mail de Chamonix. Un patient plutôt jeune qui faisait du ski extrême à très haut niveau et dont la hanche posait vraiment problème? Bien sûr, on lui avait dit qu'avec une prothèse, plus de ski à ce niveau. Il m'a contacté et je lui ai bien expliqué que ça ne devrait pas trop poser de problème à la seule condition qu'il attende pendant 2 mois avant de reprendre, histoire que la prothèse se fixe bien à l'os. 

 

J’ai alors découvert un jeune homme très sympathique et très motivé. Par ailleurs, il est dirigeant d'une petite société qui fabrique des skis freeride de très haute qualité, ZAGSKIS basé la aussi a Chamonix, la Mecque du ski.  

 

L'intervention a eu lieu en septembre 2014. Sortie le lendemain et je crois qu'il a été calme effectivement pendant les 2 mois demandés. 

On a gardé contact bien sûr et il y a 2 mois je lui ai demandé de me faire un petit film de ski, car je devais intervenir dans un congrès ou me demandait de parler de ces patients très actifs.

 

J'ai reçu un petit film qui m'a littéralement fait mourir de rire. C'est très bien fait et ça prouve bien qu'avec une prothèse, quand le chirurgien garde la capsule et tous les muscles, les hanches redeviennent parfaites.

 

Bon il faut aussi comprendre que nous avons affaire a un athlète de très haut niveau qui maitrise parfaitement son art. je vous déconseille vivememet d'essayer d'en faire autant, mais au moins si un jour votre chirurgien vous dit qu'il ne faut pas croiser les jambes après une PTH c'est qu'il est un peu en retard dans la technique chirurgicale.

 

Bien sûr mon  patient très actif à une prothèse pas du tout "sur mesure". Il a juste une très bonne prothèse céramique-titane bien testée parfaitement fixée dans un os de très bonne qualité...Si sa prothèse n'est pas sur mesure, lui par contre est clairement dans la démesure...

 

 A VOIR ABSOLUMENT: CLIQUEZ

 

 

 

reunion-info-1

 

L’information que nous pouvons donner a nos patients en consultation n’est hélas pas toujours aussi satisfaisant que nous le voudrions. En consultation, il faut comprendre le problème qui vous amène, puis proposer éventuellement un geste chirurgical et ensuite vous expliquer pourquoi il faut faire cela et comment nous allons le faire.

 

Nous ne sommes pas toujours certains que nos patients aient complètement tout assimilé et c’est la raison qui nous amène à proposer à nos patients des réunions d’information le mardi soir. J’ai beau avoir écrit un petit mode d’emploi que je donne après l’intervention, je ne suis pas certain qu’il soit toujours suffisant.

 

L’idée est de rassembler plusieurs futurs patients et de leur expliquer le parcours de soins de manière peut être plus interactif (vidéo, PowerPoint) afin de dédramatiser l’acte chirurgical par lui même. L’inquiétude vient souvent de la part d’inconnu de l’acte lui-même. Nous pensons qu’un patient bien informé et qui sait exactement ce qui va se passer durant la courte hospitalisation pour la mise en place d’une prothèse de hanche par exemple ira mieux et sera plus rapidement capable de gérer les suites.

Comme nous n’avons pas toujours le temps de tout expliquer, ils nous semblent importants de vous réunir avant l’intervention et d’insister sur les points les plus sensibles.

 

Ces réunions d’information seront organisées tous les mardis ou presque, le soir vers 19 heures après votre travail. Pour les patients du mercredi évidemment c'est plus facile. Elles ne sont pas, bien sûr, obligatoires, mais fortement recommandées. Je sais bien que beaucoup de nos patients viennent d’assez loin et que ça n’est pas forcement très facile de venir encore une fois à la clinique, mais vous serez toujours les bienvenus. Il n'est pas impossible d'ailleurs que ceux qui habitent trop loin puissent se connecter par internet et être présents tout en restant tranquillement chez eux.

 

Elles seront animées par les Docteur Vittore Costa et Frédéric Laude. Une infirmière et peut-être un kinésithérapeute seront aussi présents. Vous pourrez poser toutes les questions que vous voudrez. Vous rencontrerez d’autres patients dont certains auront peut-être déjà été opérés par nos soins. 

 

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